Un article fort intéressant sur la mémoire avec plein d’astuces pour la renforcer, et pour apprendre à vos élèves à s’en servir… C’est .

 

cerveauetapprentissage“Comment le cerveau apprend à lire : Des chercheurs du CEA, du CNRS et du Collège de France de NeuroSpin, plateforme de recherche en neuroimagerie au CEA Paris-Saclay, viennent de mettre en évidence comment la région spécifique à la reconnaissance des mots se développe lors de l’apprentissage de la lecture. L’étude, au cours de laquelle 10 enfants de cours préparatoire ont été suivis, a permis de localiser cette « boîte aux lettres » dans l’hémisphère gauche, dans une région encore libre de toute spécialisation. Bloquant toutefois le développement de la zone liée à la réponse aux visages dans l’hémisphère gauche et non dans le droit, l’acquisition de la lecture augmente l’asymétrie entre les deux hémisphères. Ces résultats sont publiés dans la revue Plos Biology le 6 mars 2018″ – Communiqué de presse du CNRS

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A suivre de près, pour comprendre l’impact sur nos pratiques de classe !

 

cerveauetapprentissage 3 suggestions qui peuvent se compléter harmonieusement, de la lecture, de la radio et de la télévision pour mieux “Parler Cerveau” !

 

Vous préférer l’écouter ? Même si le livre est plus complet, retrouvez toutes les chroniques radiophoniques estivales de Lionel Naccache, ici. Passionnant !

 

 

 

 

 

 

Et une petite vidéo, extrait de la Grande Librairie où François Bunel recevait Lionel et Karine Naccache… Savoureux….

 

 

20 minutes de pédagogie : enseignement  explicite, différenciation, autonomie…. Vraiment bien…

 

 

 

 

 

Mieux comprendre les zones de notre cerveau impliquées dans la lecture, l’écriture. Ghislaine Dehaene-Lambertz, pédiatre nous éclaire, simplement. Et où il est à nouveau question de lecture… et de différenciation.

 

 

 

Elizabeth Spelke nous parle bien du sens des nombres et de la géométrie, mais elle commence son propos par ce que peuvent apporter les sciences cognitives à l’enseignement…

 

 

 

 

 

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“À partir de quatre exemples d’élèves, cet article établit différents liens avec une approche qui comprend les cinq stratégies suivantes :

  1. Manipuler consciemment l’information
  2. Combattre le chaud par le froid
  3. Mettre l’inhibition en alerte
  4. « Arrête, observe et agis »
  5. Enseigner explicitement la métacognition

Cette approche a été présentée dans le webinaire « Arrête, observe et agis : construire la métacognition au quotidien » par Alain Caron, et elle repose principalement sur cinq champs d’intervention validée :

  • l’enseignement explicite,
  • la réponse à l’intervention (RAI) [ou la démarche par étapes],
  • les fonctions exécutives,
  • la neuroéducation,
  • et le système 1, le système 2 et le système 3.”

Pour accéder à l’article complet, et aux différents webinaires, c’est ici !

 

 

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Pour les familiers du blog ou des rencontres pédagogiques, ce sommaire doit leur parler et cette synthèse leur plaire…

Pour tous les autres collègues, n’hésitez pas à vous plonger dans cette lecture vraiment intéressante, et à parcourir cette rubrique, de fond en comble.

Pour la télécharger, c’est ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

cerveauetapprentissage16 minutes passionnantes sur la plasticité cérébrale…

 

 

 

 

Un sujet compliqué que “ces” neurones de la lecture, vraiment très bien présentés et expliqués dans cette vidéo que je vous recommande. A visionner que vous soyez en maternelle, en CP ou dans le secondaire !

 

 

Rarement neutre et “pacifique” cette question de la “douance” à l’école ! Le dialogue est parfois compliqué… Comment “admettre” un haut voire très haut potentiel, alors que l’élève que l’on a sous les yeux peine à finir un exercice, a une écriture illisible ou même refuse d’écrire… Caricature me direz-vous !! Je force un peu le trait, c’est vrai… Comme le dira Jeanne Siaud Facchin, psychologue clinicienne, auteure de L’enfant surdoué, éd. Odile Jacob dans l’excellente émission d’Ali Rebehi du 24 mai dernier sur France Inter, les enfants surdoués ne sont pas forcément en difficulté, leurs parents et leurs enseignants non plus ! Son “collègue”, Gabriel Wahl, pédopsychiatre, auteur de Les enfants intellectuellement précoces,  ed. Que sais-je – PUF renchérit et affirme que les EIP (Enfants Intellectuellement Précoces) en difficulté, voire en grande difficulté ne sont pas la majorité. Ouf ! Nous voilà un peu plus sereins ! Oui, sauf que ces enfants-là, on n’en parle pas, car tout se déroule bien,  même très bien. Prise en compte, parlée, expliquée, “gérée” par tous les partenaires, l’identification (et non le “diagnostic”, dira Jeanne Siaud Facchin) du haut potentiel permettra d’éclairer le “tableau” et de trouver peu à peu la “bonne posture”, y compris pour l’enfant, d’ailleurs.

Jean-Charles Terrassier, dans son ouvrage “Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante” fait l’inventaire avec humour, des conduites à mener pour conduire un enfant “doué” à l’échec, tant à la maison, qu’à l’école :

À la maison:

1. Lui montrer que ses questions vous dérangent. La curiosité est un vilain défaut.

2. Le coller devant la télévision pour avoir la paix.

3. Le laisser se débrouiller avec ses leçons et ses devoirs. Il faut qu’il soit autonome.

4. Limiter les câlins. Il faut être grand.

5. Ne pas prêter trop d’attention à ses résultats scolaires s’ils sont brillants (rassurez-vous, ils ne le resteront pas longtemps).

6. Ne pas rater une occasion de souligner une insuffisance.

À l’école:

1. Éviter de l’interroger car il sait, et ça décourage les autres. Qu’il se taise!

2. L’empêcher de poser trop de questions. Il verra ça plus tard.

3. Déconseiller une avance scolaire car il faut qu’il vive avec les enfants de son âge et il ne faut pas lui «voler son enfance».

4. Exiger sa pleine attention lorsque le maître rabâche la même explication.

5. Stigmatiser son écriture si mal tracée, particulièrement s’il a déjà une avance scolaire.

6. Si par malheur ses parents l’ont dénoncé précoce, avec tests à l’appui, déclarer que, comme chacun sait, les tests n’ont aucune valeur.

7. Et toujours invoquer la fameuse «immaturité», sans préciser laquelle.

Intéressante cette liste, notamment pour celles et ceux qui “comprennent” mieux par le contre-exemple ou par la différence !

Quant à elle, Roselyne Guilloux, psychologue de l’Education Nationale, dans son EXCELLENT ouvrage (que je vous recommande vivement, ouvrage préfacé par Olivier Revol…) fait aussi quelques listes. Notamment celles des comportements de certains HPI que l’on peut être vite amené à juger négativement, à interpréter :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi, comme avec nos élèves qui présentent des troubles dys, ou des troubles de l’attention, il nous faudra montrer de la flexibilité ! Dans cette démarche de flexibilité pédagogique, bien connue des lectrices-lecteurs de ce blog, il est intéressant de se pencher sur les besoins fondamentaux de tous et d’y adjoindre une attitude pédagogique adaptée. Ces 5 attitudes pédagogiques aident TOUS les élèves, et sont un minimum pour les élèves à besoins particuliers dont font partie les enfants HPI. C’est Francine Belair, formatrice et consultante clinique canadienne qui a appliqué au scolaire “la Théorie du Choix” de William Glaser.

 

Roselyne Guilloux propose ensuite des pistes concrètes pour répondre spécifiquement aux besoins des HPI, et là encore (ça, c’est moi qui le rajoute !), d’autres enfants ayant quelques unes de ces caractéristiques (je pense notamment aux enfants avec  autisme Asperger ou avec hyper activité) pourront en bénéficier.
Voici un exemple des propositions que vous trouverez dans l’ouvrage :

 

 

Si vous avez un peu de temps, n’hésitez pas à compléter ces informations par 4 vidéos très éclairantes sélectionnées pour vous.

💡 Celle du magazine santé de la RTS, 36°9, à retrouver ici.

💡 Et celle d’Olivier Revol (prévoir une quarantaine de minutes, mais, ça vaut le coup !!)

💡 Celle de Jeanne Siaud Facchin (INCONTOURNABLE !!)

💡 Et pour finir avec les vidéos (promis, j’arrête… pour ce billet !), une intervention de Jacques Grégoire (je suis fan !!) sur le QI, ses forces et ses limites, mieux le connaitre pour mieux le comprendre.

 

Les blogs et les conseils foisonnent sur le net… Attention à la vulgarisation excessive et aux idées reçues, voire simplistes…

Les tribulations d’un petit zèbre : Un blog très complet, bien “écrit”, riche en informations, entre autres,  un glossaire complet qui peut vous aider, notamment lors d’équipes éducatives….

 

Et celui-ci, aussi est assez complet, dans un tout autre genre.
Clic sur l’image.

 

 

➡ Un très beau document “Le cerf-volant de l’EIP”, écrit par Vincent Daronnat où sont expliquées les forces et les faiblesses du haut potentiel à travers 5 dynamiques.
FR-cerf-volant de lEIP

➡ Ce que nous dit l’Education Nationale pour l’accueil des EIP, c’est ici.

➡ Un dossier réalisé par Monsieur Quinchon, de l’Académie de Nice sur les EIP, à destination des enseignants : INTELLECTUELLEMENT_PRECOCE-1

Il y aurait encore tant à dire, tant à partager … N’hésitez pas à réagir, à témoigner… à questionner. Outre une meilleure connaissance de ces petits “zèbres”, je suis convaincue que s’intéresser de près à la théorie des Intelligences multiples, et à la coopération pour les mettre en oeuvre dans sa classe sera plus que profitable et stimulant pour eux…comme pour tous !!

 

 

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Très intéressante cette émission sur la mémoire. Comment fonctionne la mémoire ? Qu’est-ce qu’un trou de mémoire ? Comment notre cerveau fait-il le tri dans la masse ininterrompue d’informations ?

Émission en partenariat avec le journal La Croix et en compagnie de :

C’est à retrouver ici. Et , pour trouver 5 conseils pour améliorer sa mémoire, à l’approche des examens, ça peut se révéler utile ! De la méthode SEL, à la méthode SAC, en passant par le sport et la méthode des LOCI (les lieux), vous devriez trouver celle qui vous convient le mieux !

 

 


De nombreuses manifestations, conférences, interventions, films partout en France… Le sujet passionne et suscite tout un tas de questions. Les neurosciences sont mises à toutes les sauces, y compris dans le système éducatif… C’est une belle aventure que celle du cerveau encore faut-il être prudent et s’informer presqu’au jour le jour. Comprendre comment ça marche dans ma tête, ce qu’est l’intelligence artificielle, comment je pense, je réagis, c’est passionnant et éclairant… Comprendre le lien entre mon estomac et mon cerveau… mais aussi s’habituer à prendre soin de mon corps, de mon esprit, est en train de “rentrer dans les moeurs”. Non, ce n’est pas une mode, c’est tout simplement parce que la science aujourd’hui sait “voir” ce qu’hier, elle supposait, souvent à tort. On sait maintenant regarder ce “que fait” un cerveau d’un humain qui s’ennuie …. tout est plat ? aucune activité ? Et bien non !! ça s’agite dans tous les sens. Pierre-Marie Lledo l’explique (entre autre) sur France Inter, dans l’excellente émission “La tête au carré”. Retrouvez-le également ici dans une courte intervention sur la plasticité cérébrale, il y démonte un neuro-mythe… et c’est réjouissant pour les plus de 15 ans !

Ces avancées, nous ne pouvons les ignorer, notamment dans le domaine de la pédagogie et de l’éducation. Tout en prenant garde de ne pas devenir des apprentis sorciers, nous allons nous pencher sur les multiples découvertes afin de gagner en expertise et donc de pouvoir, avec discernement, intégrer celles-ci dans les situations d’enseignement-apprentissage que nous pensons pour nos élèves.

C’est avec enthousiasme que je vous invite à prendre un peu de temps pour vous et découvrir cette SUPERBE émission de l’Esprit Sorcier (nouveau format web de la mythique émission “C’est pas Sorcier”)

Tout y est ! Une première vidéo remarquablement faite “Dessine-moi un cerveau” explique à quoi sert le cerveau, comment il est constitué, les hémisphères, les neurones, les synapses, tout y est et c’est limpide ! Dans une 2ème vidéo, avec le prétexte de l’apprentissage de la lecture, on nous montre les différents lobes et différentes zones dédiées avec la précision (encore un neuromythe détruit) qu’il n’y a pas une zone stimulée lors de telle ou telle action, mais bel et bien un ensemble de zones. C’est toujours limpide et passionnant.
Un deuxième “chapitre” est consacré au cerveau au fil du temps, où comment on en est arrivé “là” ! Toujours par le moyen de la vidéo et d’une animation sobre mais utile.

 

 

Un troisième volet s’attache aux dysfonctionnements du cerveau avec quelques exemples dont l’autisme, la dyspraxie, l’AVC du nourrisson… D’éminents spécialistes interviennent, entre autre Caroline Huron, déjà largement citée dans ce blog. Instructif, vraiment.

Et pour conclure (provisoirement, bien sûr), un dernier chapitre sur l’avenir et les mystères du cerveau dévoilés…les enjeux, les possibles, l’éthique…

Vous l’aurez compris,  j’ai adoré et je me suis imaginée avec des électrodes sur la tête pendant que je visionnais tout ceci, tout en prenant des notes et en me demandant comment j’allais rédiger ce billet … ça devait “clignoter” là-haut !! Ouh la la que de désordre… Un peu de calme pour intégrer, digérer tout ceci. Un peu de repos, une collation équilibrée, un tour dans les bois à la recherche des premiers muscaris… C’est la diversité de nos activités et la variété de nos apprentissages qui vont favoriser la plasticité cérébrale. Pas facile dans un quotidien agité, où “le plus vite, toujours plus vite” domine.. Y compris pour les enfants. Aborder les neurosciences avec eux, c’est s’intéresser aussi aux actions quotidiennes, et leur montrer comment ils peuvent apprivoiser le sommeil, l’alimentation, le stress… Une mise en image pour illustrer ceci :

Et c’est aussi ménager des temps, tous les jours, 5 à 8 minutes pour faire le calme à l’intérieur de soi, prendre conscience des multiples pensées et émotions qui s’agitent non-stop, s’arrêter sur sa respiration, bref, faire l’état des lieux de son corps et de ses émotions. Vous aurez peut-être reconnu ce que l’on appelle :  “la méditation de pleine conscience” (mindfullness). De plus en plus d’enseignants la pratiquent et en voient les effets bénéfiques sur le climat de classe, mais aussi sur la qualité d’écoute et le temps d’attention. J’avais déjà évoqué ce sujet l’an dernier, retrouvez le billet, ici.

Méditer, ce n’est pas se couper du monde, mais se relier à lui avec encore plus de conscience, et donc encore plus d’amour et de gratitude. Certes, on se met souvent à l’écart pour apprendre à méditer, ou pour approfondir sa pratique, mais la finalité de la méditation, c’est d’aimer le monde et de mieux l’habiter. Christophe André

 

 

 

“Pour biecerveauetapprentissagen réussir à l’école, les élèves doivent utiliser efficacement plusieurs  fonctions exécutives telles que l’organisation, la mémoire de travail, la métacognition et l’attention. Malheureusement, pour ceux ayant des troubles d’apprentissage (TA), le développement de ces habiletés cognitives est souvent déficitaire. Les professionnels de l’enseignement peuvent aider les élèves de plusieurs façons afin de ne pas laisser cet obstacle nuire à leur cheminement scolaire, mais également à leur vie quotidienne.
Dans cette vidéo, des professionnelles de l’enseignement nous expliquent  leurs pratiques gagnantes afin d’accompagner des élèves ayant des difficultés avec l’organisation, l’attention et la planification.”
Un guide de visionnement téléchargeable permet d’approfondir la réflexion individuelle ou en équipe. C’est vraiment bien fait, et c’est ici.

 

Un superbcerveauetapprentissagee, très complet, très riche “Prezzi” sur la mise en oeuvre des intelligences multiples en maternelle… Une VRAIE ressource !! C’est ici et c’est génial !! Des idées à prendre pour les autres cycles.

 

cerveauetapprentissageDes guides, chez Retz, pour enseigner autrement avec les intelligences multiples… à vous procurer de toute urgence (merci Dorothée !!) (cycles 1, 2, 3, avec CD rom pour les supports). C’est sérieux, vraiment. Y’a du Bruno Hourst (cf vidéo plus bas) derrière tout ça !! Pas du gadget, juste plein d’idées pour déclencher vos idées !!

 

1eredecouvlivretcerveauetapprentissageVous souvenez-vous ? C’était une “Une” de mars 2016, Rémi et Sylvie nous proposaient de télécharger ce livret gratuitement avec juste en contrepartie de participer à un questionnaire qui leur sert pour leurs travaux de recherche … Ce lien est toujours valable et ce livret est une vraie pépite !

 

cerveauetapprentissageLa grammaire en couleurs. C’est à partir de conseils d’un prof des écoles qu’une enseignante de lettres en collège a bâti des outils intéressants pour permettre aux élèves de s’approprier les concepts de classes grammaticales et de fonctions. Elle s’est appuyée sur du matériel Montessori tout en prenant en compte les intelligences multiples et les avancées d’aujourd’hui en neuropédagogie. Vraiment intéressant ! C’est ici.

symbolesgrammairecouleur

 

 

 

cerveauetapprentissageMets-toi ça dans la tête !!
“Apprendre à apprendre” à nos élèves, c’est l’incontournable compétence que nous devons maîtriser en tant qu’enseignant … tout simplement parce que mémoriser, restituer, ça ne se décrète pas, ça s’apprend ! A retrouver sur le café pédagogique, un très bon article de Franck Ramus, directeur de recherches au CNRS, professeur de psychologie attaché à l’Ecole Normale Supérieure.
extraitdomaine2dusocleEn  lien avec le Domaine 2 du socle “Les méthodes et outils pour apprendre”, le livre dont Franck Ramus nous retrace les idées fortes tombe à point nommé pour enrichir notre boite à outils : “Cet ouvrage donne un aperçu très clair de la recherche et des conséquences pratiques qui en découlent pour la réussite de l’apprentissage. À travers de nombreux exemples et présentations d’expériences, on comprendra :

 

  • pourquoi l’apprentissage requiert de l’effort,
  • pourquoi et comment des tests fréquents favorisent l’acquisition du savoir et du savoir-faire,
  • pourquoi le bachotage est inefficace et nourrit tout au mieux l’illusion de la maîtrise,
  • pourquoi les styles d’apprentissage relèvent du mythe,
  • et pourquoi il est nécessaire de tenir compte du fonctionnement de notre cerveau.

metstoicadanslate%cc%82teLes recommandations pratiques des auteurs concernent aussi bien les étudiants que les enseignants et les formateurs en entreprise. À la consigne « Mets-toi ça dans la tête ! » suit naturellement la question « Mais comment ? »

C’est aussi le moment, peut-être, de se replonger dans l’excellent ouvrage de Philippe Meirieu : “Apprendre, oui mais comment ?”

 

 

Tous ces “gestes professionnels” s’apprennent… quelques pistes dans ce schéma :

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Doc issu du site Donnerdusens.fr (dont la page est désormais introuvable ?)

 

 

 

Comment libcerveauetapprentissageérer votre cerveau ? Avec Idriss Aberkane, spécialiste en neurosciences. 9 minutes vivantes et très “pratiques” pour montrer l’importance de faire “marcher” notre 1eredecouvliberezvotrecerveaucerveau autrement, de le “déconditionner” de certains automatismes (notamment de “dévalorisation”), comment se libérer de “l’impuissance apprise”, du confinement de notre cerveau. Il nous parle également de “neuro-sagesse”… Si vous voulez en savoir plus, “Libérez votre cerveau” est paru, il y a peu de temps.

 

 

 

 

 

cerveauetapprentissageUn peu plus de temps est nécessaire pour visionner ce documentaire vraiment intéressant sur les “neurosciences éducatives”. Dans le cadre d’un projet d’école, trois étudiants ingénieurs ont  suivi un groupe de recherche et ses partenaires afin de mieux comprendre les enjeux de cette question et les initiatives qu’ils mettent en place. Catherine Vidal, Pascale Toscani, Christian Philibert,des élèves, des chefs d’établissement, des enseignants témoignent… Passionnant !


 

 

 

cerveauetapprentissageEn quoi mieux connaître le cerveau permet-il de nous aider à mieux enseigner ? Steeve Masson, chercheur canadien l’explique tout à fait clairement. Sur le site “Apprendre, réviser, mémoriser”retrouvez sa vidéo et le résumé qui en est fait. Tout à fait intéressant et pratique. Après quelques rappels sur la plasticité cérébrale et la présentation des différentes expérimentations sur le cerveau “qui apprend”, Steeve Masson nous montre l’importance de l’enseignement sur le cerveau de nos élèves : comment pouvons-nous favoriser l’activation neuronale ? Comment permettre aux élèves d’apprendre en se posant eux-mêmes les questions ? Comment répartir les temps d’apprentissage et les temps de révision..? En dehors de cette vidéo, le site vaut le coup d’être exploré !!

 

 

 

couvneuroeducationA vous procurer en kiosque, ou à acheter en format numérique le numéro d’Octobre 2016 paru aujourd’hui. Comme le plus souvent, il est passionnant.

Le dossier de ce mois-ci est consacré à la neuroéducation, où comment une meilleure apprendre-a-resisterconnaissance du cerveau, tant par l’élève que par le professeur permet de mieux apprendre. De “grands” noms de la neurosciences s’y expriment en termes clairs. Les exemples et les explications précises et fondées abondent. Ainsi, vous pourrez lire sous la plume d’Olivier Houdé, Arnaud Cachia et Grégoire Norst (professeurs de psychologie à l’Université Paris Descartes et chercheurs au Laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant au CNRS) différents articles qui vont de “Connaître son cerveau pour mieux apprendre” à une interview de Eric Gaspar, neuropédagogue, en passant par l’analyse des mécanismes du cerveau lorsque le jeune enfant apprend à lire, écrire, compter, et enfin le numérique à l’école, une autre cognition ?

Juste pour vous mettre en appétit, enfin, j’espère  😉 , un aperçu synthétisé de l’article d’Olivier Houdé.

“Le cerveau est “l’organe qui apprend”. Ce sont des millions de cerveaux, qui chaque jour, vont à l’école. Or, l’angle mort de l’Education Nationale reste encore le cerveau de l’élève ! Mieux connaître ses lois et les contraintes individuelles permettrait aux enseignants de comprendre pourquoi certaines situations d’apprentissage sont efficaces, alors que d’autres ne le sont pas. On éduque encore en 2016 “en aveugle”, c’est-à-dire en manipulant les entrées (pédagogies en classe) et les sorties (résultats au évaluations), sans connaître les mécanismes internes du cerveau humain qui apprend”…

Ça démarre fort !! Et pourtant, nous disent les auteurs de ce premier article, tout a commencé au XXème siècle, avec la théorie des stades de l’intelligence de Jean Piaget (1896-1980). Elle a profondément marqué la psychologie, l’éducation et le grand public. Piaget a montré (entre autre) avec son expérience des jetons (même nombre de jetons, mais disposition spatiale différente, visant à repérer si  la conservation du nombre est installée) que jusqu’à 6/7 ans, l’enfant considère qu’il y a plus de jetons là où c’est “plus long”. La réussite après l’âge de 7 ans (“même nombre de jetons dans les deux rangées”) traduisait selon Piaget le passage du stade perceptif prélogique au stade de la pensée logicomathémathique concrète.jetons

Le laboratoire d’Olivier Houdé a repris cette tâche en enregistrant par Imagerie par Résonance Magnétique Fonctionnelle (IRMf) l’activité cérébrale de jeunes volontaires âgés de 5 à 10 ans. Les résultats ont montré que l’exercice mobilisait bien sûr les régions du cerveau dédiées aux nombres (le cortex pariétal), mais aussi celles du cortex pré-frontal dédiées à l’inhibition des automatismes.

lesgrandesfonctionssimplifieesducervo

Ainsi, la théorie de Piaget est “revisitée” et complétée. La croyance que seul “le nombre” (à savoir le cortex pariétal) évoluait d’un stade à l’autre doit être complétée par le rôle clé que joue l’inhibition cognitive pré-frontale dans le développement des intelligences chez l’enfant. D’autres exemples corroborent cette loi d’apprentissage par inhibition. Ainsi, Olivier Houdé et son équipe multiplient les situations concrètes pour nous montrer l’importance de pouvoir inhiber certains automatismes : Celui de l’addition dans une formulation telle que : Louise a 25 billes. Elle a 5 billes de plus que Léo. Combien Léo a-t-il de billes ? Le “de plus” déclenchera l’automatisme de l’addition qui devra être inhibé , ou encore ces fameuses lois de proximité orthographique : “je vous les laisseS“… ou encore “je vous le montrerEZ“. Il va falloir inhiber les automatismes du les déterminant pluriel qui précède un nom auquel je “mettrai” un “s”, et le “vous”, pronom personnel qui déclenche le “ez”.
Ainsi, nous comprenons vite qu’il ne s’agit pas que d’apprendre et de connaître les règles en maths, en français grâce à l’entraînement et à la répétition mais qu’il faut également dans certains cas “éduquer” le cortex pré-frontal (ce que l’on appellera, nous, enseignants, les fonctions exécutives ou les compétences exécutives) en apprenant à inhiber les automatismes du cerveau. C’est ce qu’Olivier Houdé appelle la résistance cognitiveAllez, lisez la suite !

Le deuxième article est une interview d’Eric Gaspar. Par de multiples exemples très concrets et pratiques (il est prof de maths), il nous explique comment par le biais de l’explication à ses élèves du fonctionnement de leur cerveau, il parvient à leur donner trucs et astuces. En effet, il soutient l’idée que l’élève s’appropriera telle ou telle “technique” de mémorisation (par regroupement, catégorisation, ….) dès lors qu’il comprendra que ça n’est pas une lubie du prof ou son dada, ou son propre fonctionnement qu’il tente d’inculquer à ses élèves, mais bel et bien le fonctionnement de SON cerveau.

Quant à l’article sur le numérique et l’apprentissage, vraiment intéressant puisqu’il fait état des recherches menées ces dernières années, il nous donne des éléments de réflexion tout à fait pertinents et qui peuvent nous permettre une utilisation raisonnée et pensée des TICE. En effet, il faut bien avoir en tête,  qu’utiliser ordi ou tablette crée de nouvelles exigences pour le cerveau des élèves, que ces outils engendrent une surcharge attentionnelle, que l’utilisation performante et autonome des outils s’apprend et que même si on gagne 10 % de motivation supplémentaire lors de l’utilisation d’une tablette, les supports les plus attrayants n’étant pas les plus efficaces…. l’apprentissage stagne. Les contenus devront donc gagner en qualité et surtout, surtout les enseignants devront être bien au fait de l’impact des TICE sur la mémorisation, l’attention, la compréhension… bref, les gestes d’apprentissage. L’idéal étant de VARIER les supports, les scénarios pédagogiques pour que justement, notre cerveau soit sollicité de plein de façons différentes !

Alors, bon “remue-méninges”  et à vos cerveaux !

 

 

cerveauetapprentissagePour prolonger ces lectures, et varier l’approche, l’oralisation n’est pas mal non plus, vous pouvez ré-écouter l’émission de ce matin enfanttableau“Grand bien vous fasse”, consacrée au goût d’apprendre. On y retrouve avec plaisir Céline Alvarez et le Docteur Catherine Guéguen, Pédiatre tout à fait “branchée” neurosciences…et particulièrement intéressante. Vraiment agréable à écouter !

 

 

 

cerveauetapprentissageA vous procurer de toute urgence en ce début d’année, ce livre de Céline Alvarez, “prof des écoles devenue pédagogue” nous disent les médias… Ce qui voudrait dire qu’avant elle ne l’était pas ou que lorsqu’on est prof des écoles, on n’est pas pédagogue ?? Je tatillonne, mais ce qualificatif en dit long ! Revenons-en à l’auteure, cette jeune femme convaincue et convaincante s’appuie non seulement sur les dernières avancées en neurosciences, mais également sur des pédagogues tels que Pestalozzi, Montessori, Steiner, Freinet…. qui avaient bien montré l’importancecelineAlvarez du respect des lois naturelles de l’enfant dans ses apprentissages et dans le développement de ses fonctions exécutives, prédictives plus sûrement qu’un QI de l’apprentissage… Ils ne pouvaient pas le prouver scientifiquement, maintenant c’est possible, et on sait qu’ils avaient raison… Le changement des pratiques pédagogiques est en marche, j’en suis sûre. Ecoutez Céline Alvarez sur France Inter, ce jeudi 1er septembre… Lecteurs de ce blog, vous vous sentirez comme chez vous !!!

 

 

cerveauetapprentissagePour mémoire, ce document déjà sur votre blog : FONCTIONS EXECUTIVES le chef d’orchestre du cerveau.

Et pour parfaire votre connaissances des courants pédagogiques dont parle Céline Alvarez, retrouvez ici  deux tableaux récapitulatifs que j’avais mis en ligne en mars dernier.

En ce vendredi 02 septembre, on parle encore de l’école, avec Marine Baro, et l’école selon Freinet, c’est ici. (Désolée, si c’est encore France Inter… N’hésitez pas à me donner d’autres références radiophoniques !!) Rajout en ce 5 septembre, pour être la plus objective possible, lisez cet article de Paul Devin. Il est très très nuancé sur ce que propose Céline Alvarez… intéressant de regarder son argumentaire…

 

 

 

cerveauetapprentissage“Réapprendre à dormir”, un excellent dossier dans ce numéro de septembre de Cerveau&Psycho . On peut y lire toutes les avancées des neurosciences concernant l’impact d’un bon ou d’un mauvais sommeil sur la santé en général et sur la cognition en particulier. Troubles attentionnels, mauvaise mémorisation…Comment le sommeil influence-t-il à ce point nos capacités mnésiques, attentionnelles, nos émotions ? En cette rentrée, je trouve vraiment intéressant de pouvoir en parler avec nos élèves et leurs parents (bientôt les réunions, non ?). Cette lecture permet également de tordre le cou à certains “hupno-mythes”. En amont, ou en aval, sur la tête au carré, émission scientifique passionnante sur France Inter, le même dossier a été traité mercredi après-midi dernier. Passionnant !

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cerveauetapprentissageUne vidéo toute simple mais claire et bien utile !

cerveauetapprentissagePour trouver dix pistes vraiment intéressantes et concrètes pour favoriser les apprentissages des enfants et les rendre heureux, c’est ici.
Un extrait de cet excellent article :
PRÉREQUIS
Les ennemis du cerveau
Le stress et la peur
Le stress est l’ennemi numéro 1 du cerveau. Il altère l’hippocampe lieu de la mémoire et de l’apprentissage. En cas de stress, le cortisol sécrété dans le cerveau active l’amygdale, siège de la peur. L’enfant n’est plus capable d’écouter et d’apprendre. Si les situations stressantes perdurent, les neurones de l’hippocampe se multiplient moins et peuvent même se détruire. Il a été prouvé également que la maltraitance verbale et physique diminuait le volume de l’hippocampe.

LES AMIS DU CERVEAU : 
Le soutien, les encouragements
Soutenir, encourager augmente et développe le volume de l’hippocampe. Cela booste donc la mémorisation et l’apprentissage.

L’écoute, l’empathie, la bienveillance
Quand les enseignants sont empathiques et chaleureux, il y a sécrétion d’ocytocine qui est a l’origine de l’apparition de trois autres molécules : la dopamine, les endorphines et la sérotonine. Elles ont pour effet d’apaiser les enfants tout en les rendant plus attentifs, créatifs, motivés et heureux d’apprendre.

En effet, l’ocytocine favorise l’empathie et augmente le bien-être. La dopamine stimule la motivation, la créativité et le bien-être. Les endorphines contribuent au bien-être. La sérotonine stabilise l’humeur.
La bienveillance s’exprime : par une intention, par une attitude (regards, gestes, sourires, postures), par des mots (pas de critique), … chaque détail compte. Les enfants observent les signes verbaux et non-verbaux. Donc…renforçons nos intentions et pensées positives.
Le jeu
Ce qui donne de la joie à l’enfant est bon pour son développement cérébral : jouer, rire, s’amuser, grimper, courir sont indispensables et font maturer le cerveau…
La suite 

 

 

 

couvertureSHcerveauetapprentissageUn excellent article extrait de ce numéro de Sciences Humaines sur la motivation : Comment faire aimer les maths ? Un extrait de l’article : “Des modèles psychopédagogiques émergent pour reconnecter les jeunes 
avec les mathématiques, jugées particulièrement anxiogènes. La France, championne en maths ? Le constat est tentant, après la remise d’une nouvelle médaille Fields en août 2014 au franco-brésilien Artur Avila, quatre ans après celle de Cédric Villani. Cette success-story ne doit cependant pas masquer la réalité moins riante qui touche les plus jeunes. Le dernier rapport Pisa de 2013 a non seulement révélé le recul de la France dans le classement, mais a souligné le malaise des élèves de 15 ans. 43 % se disent perdus et plus de 50 % s’avouent tendus face à un devoir. Ce ressenti est encore plus négatif chez les jeunes issus de milieux modestes et chez les filles, lesquelles se sentent « moins sûres de leurs compétences­ » que les garçons. Peut-on rendre cette matière moins anxiogène, plus gratifiante, plus amusante aussi ? C’est possible, de nombreux experts y travaillent. 


Les neurosciences au secours des élèves

« Faux ! », « Manque de travail »…, des appréciations redoutées, du CP à la terminale. L’erreur, pourtant, serait bien humaine et dépendante de conditionnements émotionnels…” Lire la suite de l’article, ici

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cerveauetapprentissageUn article passionnant et très complet sur la concentration et ses distracteurs. “Se fixer un objectif précis et le garder présent à l’esprit constituent une clé de la concentration.” Un extrait de l’article, juste pour vous mettre en appétit de lecture : “Commençons par clarifier ce que nous faisons exactement quand nous sommes concentrés. D’abord, nous définissons un objectif, par exemple lire un livre. Ensuite, nous accordons toute notre attention à certaines perceptions particulières (la vision des lettres sur le papier), que nous sélectionnons parmi tout ce qui atteint nos sens ou notre pensée (le bruit des voisins, l’odeur du café, une image mentale…). Nous établissons ainsi une différence très nette entre ce qui est pertinent pour la tâche à réaliser et le reste, ramené au rang de bruit de fond. Enfin, nous mettons en œuvre, souvent de façon implicite, une manière de réagir aux variations de notre objet d’attention (« s’il se passe A, je fais B ») : quand nous sommes concentrés sur notre lecture, si notre œil se pose sur une nouvelle phrase, nous engageons un processus de compréhension et de mémorisation de cette phrase. De même, un joueur de tennis couple ses réactions aux mouvements de la balle et du joueur adverse.
Autrement dit, se concentrer, c’est stabiliser un « programme attentionnel » constitué de trois composantes : une perception, une intention et une manière d’agir ou de réagir. Nous gardons ces trois composantes dans une forme de mémoire à court terme, dont le cortex préfrontal, à l’avant du cerveau, est le maître d’œuvre : il stocke directement certaines informations et coordonne les zones où sont enregistrées les autres….” . Le début et la suite de l’article ici.

 

cerveauetapprentissageToujours sur Cerveau&Psycho, un très bon article sur “Comment réviser à l’approche des examens”, avec une bonne approche des différentes mémoires. A lire pour conseiller vos élèves.

 

cerveauetapprentissageLes neurones miroirs pourraient être essentiels aux processus d’imitation et donc à l’apprentissage. 100 milliards de neurones, c’est le nombre approximatif que l’on retrouve dans le cerveau humain… Parmi cette multitude, il en existe une espèce particulière qui permet au cerveau d’ordonner au corps tous les gestes dont celui-ci est capable : ce sont les neurones moteurs, sortent de micro-circuits capables de commander au corps donc. À chaque geste, chaque action, comme se lever, tourner la tête ou claquer des doigts par exemple, correspond donc un ensemble de neurones spécialisés. Chez les singes, des neurones moteurs d’un genre un peu particulier ont été mis en évidence : les neurones miroirs, dont on pense – sans en avoir de preuve directe – qu’ils existent de la même façon chez l’homme. Ils permettraient en fait de se voir agir à la place de l’autre, comme dans un miroir. Un phénomène neurologique qui serait à l’origine d’un apprentissage “par imitation”. Ces neurones pourraient également être impliqués dans la compréhension des autres, de leur comportement, de leurs réactions, de leurs portes d’entrée. (source : Sciences et Avenir, Santé)

 

cerveauetapprentissageEt un article “costaud” mais passionnant car polémique et bien argumenté, ici.

 

 

 

cerveauetapprentissageUne vidéo de Radio Canada nous montre en 8 minutes comment on peut expliquer ce phénomène de l’empathie, cette capacité que l’on a (ou moins, ou pas) à se mettre à la place des autres, à comprendre l’autre et ses ressentis, ses émotions)

 

 

 

cerveauetapprentissageUne autre animation de l’INSERM le montre autrement, de manière plus synthétique, plus imagée en 2 minutes et une poignée de secondes.

 

 

 

cerveauetapprentissageDans la même ligne,  je ne saurais que trop vous recommander une petite visite là lecerveauàtouslesniveaux juste histoire de poursuivre vos apprentissages. Avec ma classe ULIS collège, l’an dernier, en choisissant le niveau débutant, j’ai pu leur montrer les différentes zones du cerveau et leur permettre de mémoriser leurs “fonctions”, en les reliant à des actes de tous les jours. C’était à l’intérieur d’une séquence sur les Intelligences Multiples, le rôle du sommeil, de l’alimentation et des émotions (“bon stress et mauvais stress”). Nous avions aussi découvert le cerveau dans la main… Lors d’un nouvel apprentissage, notre cerveau a recours à un traitement explicite, c’est-à-dire une situation, un moment où le cortex préfrontal est fortement mobilisé par l’attention.

 

cerveauetapprentissage“Ressentir” ses émotions, pouvoir les verbaliser, les dessiner, les mimer… super important notamment pour la disponibilité nécessaire à l'”apprendre”, Dans les 4 piliers de l’apprentissage “déterminés” dans l’approche des neurosciences, le premier est bel et bien l’attention. Celle-ci peut être labile, fluctuante, défaillante parce que troublée (TDAH et autres troubles d’apprentissage), mais aussi parfois, plus souvent qu’on ne le pense, elle est parasitée, sabotée oserais-je dire par des émotions négatives (inquiétude, stress, mal être… dispute avec un copain, une copine, mauvaise note…). Dès 5 ans, vous pouvez mettre ce cahier dans les mains de votre enfant, voire de vos élèvlescahiersFilliozates… Il propose des activités et des informations précieuses pour aider les enfants à comprendre et gérer leurs émotions. Il contient même un guide spécial parents à la fin. Des coloriages, des jeux divers et des “petits retours sur soi”.

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cerveauetapprentissage Les 4 piliers de l’apprentissage, dont je parle plus haut, exposés par Stanislas Dehaene – à rapprocher très fort de notre “visionnaire” Antoine de la Garanderie. Il évoquait déjà dans les années 80 les gestes mentaux nécessaires à l’apprentissage : l’attention, la mémorisation, la compréhension, la réflexion et l’imagination créatrice, sans oublier la fameuse mise en projet, qui rejoint fort l’engagement actif dont parle S. Dehaene. Plusieurs diaporamas très bien faits nous rappellent les gestes mentaux … il me semble que cette approche n’est pas obsolète, juste à réactualiser et à lier avec les intelligences multiples, la pédagogie coopérative…. et ne peut que nous outiller davantage pour mettre en oeuvre la différenciation…. actes_conn

 

cerveauetapprentissageLa main à la pâte met en ligne un nouveau site consacré au cerveau et l’apprentissage, c’est ici.
A regarder également, une “petite vidéo trop réjouissante” ,  où comment un extrait du Petit Nicolas (la visite du ministre) est “détourné” pour montrer l’angoisse cognitive et l’évocation mentale. Clothaire est interrogé sur le nom du fleuve qui traverse Paris…. Que se passe-t-il dans son cerveau, mais aussi dans celui de l’enseignante, du directeur, et du ministre !!, c’est ici.

Qui donc a inventé les mathématiques ? quidoncainventélesmaths
Les éditions du Petit ANAE (Approche Neuropsychologique des Apprentissages chez l’Enfant) vous proposent à travers cet ouvrage un voyage dans le temps et dans l’espace à la découverte des mathématiques. Depuis les premiers essais de dénombrement de l’homme préhistorique jusqu’à l’apparition du zéro, les auteurs retracent les étapes essentielles des premières constructions mathématiques.  Les tâtonnements et les découvertes qui ont émaillé cette passionnante histoire depuis près de 35.000 ans,  mettent en lumière les difficultés que l’enfant doit  surmonter pour faire ses premiers calculs. Ils permettent de mieux repérer les étapes qu’il doit franchir en quelques mois et non, comme leurs ancêtres, en quelques milliers d’années. La (ou les) cause(s) des troubles du calcul ou du raisonnement mathématique demeurent souvent méconnues. Elles ne font l’objet que de peu de recherches au regard des autres “empêchements” plus populaires (comme la dyslexie par exemple).
Certains mettent en cause la “sécheresse” des mathématiques. Pourtant, loin d’être une discipline froide, les sciences mathématiques suscitent souvent fantasmes et peurs infondées. Ce petit ouvrage permet de tempérer les unes et les autres et bien des enfants se trouvent soulagés d’apprendre que les nombres n’ont pas été inventés pour créer des problèmes mais, au contraire, pour résoudre rapidement et simplement des questions de la vie quotidienne.
C’est pourquoi orthophonistes, psychomotriciens, psychologues et enseignants sont concernés par cet ouvrage simple et didactique.
Ces spécialistes ne contribuent-ils pas à l’acquisition de savoir-faire dont la coordination par l’enfant est indispensable au cours des apprentissages mathématiques?
Complété par une dizaine de questions types que l’on retrouve dans le discours des écoliers – en difficulté ou non – comme dans celui des parents, ce livre propose des réponses claires et simples.
Dans sa version rééditée, l’ouvrage est  agrémenté d’illustrations dont les qualités didactiques, poétiques et humoristiques allègent et égaient la lecture de ceux qui seraient peut-être intimidés par un thème considéré par certains comme “redoutable”.
Georges Charpak, prix Nobel de Physique, a souligné la qualité et la précision de ce texte aux ambitions à la fois modestes et novatrices. Prend-on souvent la peine d’expliquer aux enfants le « pourquoi » de ce qu’on leur apprend ?
Répondant à des questions scientifiques spécifiques,  « Qui donc a inventé les mathématiques » sera donc utile à tous, enfants ou professionnel, désireux non seulement d’aider un “apprenti” en détresse mais aussi d’approfondir ses propres connaissances et sa compréhension de certains troubles.
Les auteurs : Claire Meljac, psychologue et docteur en psychologie, conduit des recherches au sein de l’Unité de Psychopathologie de l’Enfant et de l’Adolescent à l’hôpital Sainte-Anne, Corinne Bernardeau, psychologue, est spécialisée dans les troubles des apprentissages et en particulier en mathématiques, Catherine Chaine, journaliste, est l’auteur du “Voyage sans retour des enfants d’Izieu” chez Gallimard Jeunesse et de “J’aime avoir peur avec toi” aux éditions du Seuil, de “I comme image” et “1,2,3 Image” aux éditions Les Trois Ourses et Gallimard Jeunesse. Elle a publié de nombreux entretiens avec de grands auteurs.

 

 

 

cerveauetapprentissageBruno Hourst, chercheur et formateur en pédagogies nouvelles, nous présente les intelligences multiples. Et le test pour mieux se connaître. Attention, rien n’est figé. Plus on va avoir l’occasion de diversifier les approches, les supports, les situations, les restitutions, plus on va accroitre ses dominantes et découvrir celles qui sont “cachées”. Ce test est “réservé” aux enseignants. Pour les enfants, vous pouvez utiliser celui qui se trouve dans le livret vert “Les neurosciences au coeur de la classe”.
Test IM adapté par Christian PhilibertChristian Philibert, en quelques vidéos, éclaire les intelligences multiples et leur prise en compte dans la classe, c’est ici

 

 

 

cerveauetapprentissageLes intelligences multiples expliquées aux collégiens

 

 

 

cerveauetapprentissageFrançoise, enseignante spécialisée en ULIS Collège nous recommande quelques lectures,
Merci à elle !
Psychopathologie de la scolarité, de Nicole Cateline, chez Elsevier/Masson
et aussi chez Chenelière Education (excellente édition) :
Vivre la pédagogie du projet collectif ou encore
Un guide pratique des intelligences multiples.

Je rajouterais volontiers :
La grammaire de la phrase en 3 D, de Brigitte DUGAS
Compréhension de lecture de Lucille Paquette-Chayer

D’excellents ouvrages pratiques mais aussi didactiques. La grammaire de la phrase en 3 D peut être utilisée dès la grande section de maternelle, et poursuivie notamment en remédiation avec des élèves de CP/CE1, ou d’ULIS école, collège.
Les textes trouvés dans “Compréhension de lecture” sont parfois à ré-adapter, ils comportent des expressions québécoises qui peuvent gêner les élèves… mais c’est un détail, car c’est la démarche qui est intéressante.
cerveauetapprentissageIntelligences multiples, même l’Education Nationale en parle…

 

 

cerveauetapprentissageUne petite vidéo très bien faite sur le climat de classe et son impact sur l’apprentissage…


cerveauetapprentissageUne autre, sur l’importance du geste d’attention

 

 

 

cerveauetapprentissageEt un diaporama : “Les dys, point de vue cognitif et implications pédagogiques”, conférence de Mme Leclerc, trouvée ici.

 

 

 

cerveauetapprentissageLe livret de l’élève, couverture verte, est vraiment bien fait. Il peut être utilisé en primaire, comme en ULIS. Au préalable, il est important de lire “les neurosciences au coeur de la classe”, à considérer comme “un livre du maître”. On sait combien la “vulgarisation” ou la banalisation de certaines théories leur ont fait du mal, je pense entre autre à la gestion mentale. C’est, éclairés par la théorie, que nous saurons mettre en oeuvre la neuropédagogie.

les neurosciencesmaitre

livret de l'élève